• Solitudes Solo

    © Denis Farley

SOLITUDES SOLO

  • PROGRAMME COMMUN – En partenariat avec le Théâtre de Vidy – Du 23 mars au 2 avril 2017 – Plus d'infos sur www.programme-commun.ch
  • Daniel Léveillé (CA)
  • Accueil – danse
  • Du mardi 21 au jeudi 23 mars 2017
  • MA à 21H / ME à 19H / JE à 21H30
  • Durée : 50 MIN.
  • Accessible aux personnes en situation de handicap auditif
  • www.danielleveilledanse.org
  • MANGER AVANT/APRES SPECTACLE - assiette du soir dès 15.-
    entre 18h30-21h30 les soirs de représentation - les soirs de première un repas est offert à l'issue de la représentation : réservation pour le repas conseillée par mail à resto@arsenic.ch ou directement au resto au 021 625 11 43
  • TEMPS FORT DANIEL LEVEILLE – En collaboration avec l'adc - association pour la danse contemporaine - Genève – Découvrez deux autres pièces de Daniel Léveillé : Solitudes duo les 7 et 8 mars 2017 – La pudeur des icebergs les 10, 11 et 12 mars 2017 – www.adc-geneve.ch

Enchaînez 2 spectacles pour 21.-

Avec le spectacle Se sentir vivant le 22

À mentionner en remarque à votre réservation pour le 1er spectacle

« Un corps qui tranche I’espace, une vitalité qui se retient, une urgence qui palpite (…) »


Rosita Boisseau, Télérama

 

Dans l’œuvre de Daniel Léveillé, Solitudes solo apparaît comme un nouveau point de départ, mais aussi comme un point limite : sur l’horizon de la pureté où cette chorégraphie dépouillée se déploie, une attente impossible interroge l’au-delà. Par sa résistance à l’harmonie rationnelle, le corps tend vers la terre et beaucoup de chorégraphes aujourd’hui poursuivent le projet d’un mouvement qui accomplirait une sorte de dionysisme exalté, posé en révolte contre la symétrie associée à la recherche classique de la perfection formelle. Daniel Léveillé explore une direction différente, celle de la forme. Déjà engagé depuis longtemps dans un travail de dépassement du temps, Daniel Léveillé propose dans ses solos des formes qui atteignent l’immatérialité. Il ne s’agit plus tant de pureté ou de dépouillement que de la recherche, portée à sa limite, de ce que le simple peut offrir pour y accéder. Les danseurs sont certes seuls, dans le mouvement de leur existence, mais ils sont surtout tendus vers une expression que cette solitude rend possible.

Source : Georges Leroux, Spirale magazine

Danseurs sur scène : Mathieu Campeau, Dany Desjardins, Esther Gaudette, Justin Gionet, Emmanuel Proulx et Simon Renaud

Interprètes à la création : Mathieu Campeau / Manuel Roque, Esther Gaudette / Lucie Vigneault, Justin Gionet, Emmanuel Proulx et Gaëtan Viau

Apprentie : Marie-Ève Lafontaine

Conception des éclairages : Marc Parent

Musique : Jean-Sébastien Bach

Conseillère aux costumes : Geneviève Lizotte

Répétitrice : Sophie Corriveau

Régie : Jean Jauvin

Production : Daniel Léveillé Danse

Coproduction : Festival TransAmériques (Montréal), Centre chorégraphique national de Rillieux-la-Pape, direction Yuval Pick (France), Theater im Pumpenhaus (Münster, Allemagne), Agora de la Danse (Montréal), Fabrik Potsdam (Allemagne), Atelier de Paris-Carolyn Carlson (France), Département de danse de l’Université du Québec à Montréal.

Avec le soutien du Conseils des arts et des lettres du Québec et du Conseils des arts du Canada.

Chorégraphe et pédagogue canadien reconnu, Daniel Léveillé occupe une place enviable sur les scènes nationale et internationale de la danse contemporaine.  En quarante années de pratique, il a contribué au développement de l’art chorégraphique en créant un corpus d’œuvres majeur interprété par des danseurs d’exception.

Formé au sein du Groupe Nouvelle Aire, Daniel Léveillé travaille longtemps comme chorégraphe indépendant avant de fonder Daniel Léveillé Danse, en 1991. Tandis qu’il signe des œuvres pour diverses compagnies de danse et de théâtre, il intègre le département de danse de l’Université du Québec à Montréal et y occupe un poste de professeur dans le champ de la création et de l’interprétation en danse, poste qu’il occupera de 1988 à 2012. Tout en menant de front cette double carrière, il précise et approfondit sa pratique de l’écriture chorégraphique et développe une approche singulière de l’interprétation en danse, sans se soumettre aux dictats du marché de l’art.

En 2001, Amour, acide et noix (2001) établit sa réputation sur la scène internationale où il y présentera par la suite La pudeur des icebergs (2004) et Crépuscule des océans (2007). Il développe alors une écriture faite de répétitions et de phrases courtes, imagine des partitions chorégraphiques à la limite de l’impossible qui contribuent à révéler la beauté de l’être dans toutes ses imperfections et il choisit la nudité comme seul costume possible.

Avec l’œuvre Solitudes solo (2012), couronnée par le Prix du CALQ de la meilleure œuvre chorégraphique 2012-2013, il initie un nouveau cycle de création où l’on voit poindre une gestuelle plus fluide, le retour d’un costume autre que la nudité et qui réaffirme avec éloquence que l’on peut faire et dire beaucoup avec peu. Ce nouveau cycle se poursuit avec Solitudes duo (2015). Cette nouvelle étape questionne la nature des relations encore possibles dans un monde où l’omniprésence de la technologie isole toujours davantage. Les couples de la pièce exposent dans toute leur complexité les états mouvants de l’amour et de la relation à l’autre.