• Mourir, dormir, rêver peut-être

    @ Virginie Otth

MOURIR, DORMIR, RÊVER PEUT-ÊTRE

  • Denis Maillefer, Théâtre en Flammes (CH)
  • Création – théâtre – coproduction
  • Du mardi 25 avril au mercredi 3 mai 2017
  • Les 25, 26, 27, 28, 29, 2 et 3 à 19h30 – Le 30 à 17h
  • Durée : 1H env.
  • Accessible aux personnes en situation de handicap visuel
  • MANGER AVANT/APRES SPECTACLE - assiette du soir dès 15.-
    entre 18h30-21h30 les soirs de représentation - les soirs de première un repas est offert à l'issue de la représentation : réservation pour le repas conseillée par mail à resto@arsenic.ch ou directement au resto au 021 625 11 43
  • + Dimanche 30 avril : GARDERIE GRATUITE
  • Pour connaître les dates de tournée du spectacle visitez le site > PLATEAUX.CH

Réserver

  1. Spectacle
  2. Date(s)
  3. *
  4. *
  5. *
  6. *
  7. *
 

cforms contact form by delicious:days

Mourir, dormir, rêver peut être parle de la mort, d’un aspect bien précis et particulier de la mort à travers celui du quotidien, du travail, des pensées de celles et ceux qui sont nos premiers interlocuteurs lorsque survient un décès, celles et ceux qui travaillent dans des entreprises de pompes funèbres. Comment, quand on est employé de pompes funèbres, se lève-t-on ? Comment est-ce qu’on rit ? Comment appréhende-t-on sa propre mort? Comment fait-on des projets, et quel est notre quotidien, notre travail ? Comment se prépare-t-on à cela ?

Comment est-ce qu’on discute d’argent ? Comment est-ce qu’on affronte le plus terrible, la mort d’un enfant, un suicide ? Comment reste-t-on soi-même ? Comment on touche ? Comment on regarde ses mains ensuite ? Comment on aime ? Comment on pense et invente son propre travail ? Et comment peut-on s’épanouir, et même être joyeux dans ce travail ? Le metteur en scène Denis Maillefer partira à la rencontre des femmes et des hommes qui font ce métier, endossera leur costume, recueillera des impressions et leur parole pour l’amener au théâtre.

Avec Lola Giouse, Cédric Leproust, Marie-Madeleine Pasquier, et Roland Vouilloz

Texte et mise en scène : Denis Maillefer

Lumière : Laurent Junod

Musique : Michael Frei

Scénographie : Les Ateliers du Colonel

Son: Julien Mayor 

Costumes: Isabelle Duffin

Maquillage : Leticia Rochaix

Administration : Olivier Blättler

Coproductions : Théâtre en Flammes, Arsenic – Centre d’art scénique contemporain – Lausanne

Avec le soutien de l’Etat de Vaud, de la Ville de Lausanne, de la Loterie Romande, de Pro Helvetia, de la SSA et de la fondation Leenaards.

Denis Maillefer, la vague et l’âme

Une humanité sensible, sincère, frémissante. Consciente de son insoutenable solitude, mais confiante aussi dans la puissance du lien. Quand on pense au travail de Denis Maillefer et du Théâtre en Flammes,  fondé en 1987, on voit d’abord des décors. Des dispositifs clean sans être cliniques, vastes comme des écrans de cinéma, stylés comme des arènes contemporaines. Mais, très vite, ce sont les comédiens qui s’imposent. Yvette Théraulaz dans La Supplication, poignants témoignages des rescapés de Tchernobyl réunis par l’auteur biélo-russe Svletana Alexievitch que les acteurs relayaient dans les monumentaux ateliers mécaniques de Vevey. S’impose aussi Roland Vouilloz dans Je suis le mari de***, cri d’amour d’un petit monsieur à une femme chez qui tout était énorme. S’impose enfin Pierre-Isaïe Duc, le fidèle compagnon qui, dès Bérénice en 2000, apparaît dans plusieurs créations. Sa candeur désarmait dans Je vous ai apporté un disque, moment de théâtre insolite qui sollicitait la part cachée de chacun. Tandis que son côté terrien, ancré, permettait à L’Enfant éternel, récit d’un père orphelin, de ne pas chavirer. Pierre-Isaïe Duc est encore l’indispensable narrateur de Seule la mer, magnifique spectacle de Denis Maillefer d’après le roman d’Amos Oz. Des êtres isolés, à la dérive, flottent entre doutes et espoirs sur la crête de leur désir. Denis Maillefer aime les mots, il a fait résonner les paroles singulières d’Antoine Jaccoud, de Charles-Ferdinand Ramuz, de Philippe Forest, de Fausto Paravidino. Mais plus encore, Denis Maillefer aime ses comédiens. Avec lui, tous sont terriblement humains.

Marie-Pierre Genecand, mars 2015