• marla_heu

    Virginie Otth

marla, portrait d’une femme joyeuse

  • mise en scène et texte Denis Maillefer, Théâtre en Flammes (CH)
  • création / théâtre
  • du 28 janvier au 7 février
  • du mardi au samedi à 19h30 / dimanche à 17h
  • durée : 60 minutes environ
  • www.theatre-en-flammes.ch
  • sa 30 janvier à 17h - rencontre thématique 2  – le corps féminin – territorialité et intime > voir le flyers
  • dimanche 7 février GARDERIE GRATUITE, inscription obligatoire jusqu'au mardi 2 février
    en remarque à votre réservation
  • dimanche 7 février, Atelier de théâtre pour les KIDS
    inscription obligatoire jusqu'au mardi 2 février par mail à atelier@arsenic.ch

Elle se nomme Marla, elle a 25 ans. Elle est escort girl et elle aime cela. Elle se définit comme hédoniste, féministe et polyamoureuse.

Elle travaille à Paris, et aussi parfois en Suisse.

Rencontrée suite à un article lu dans Next/Libération (> Lire l’article) et dans une émission qui lui était consacrée sur France Inter, Denis Maillefer a mené des interviews puis écrit un monologue. Plusieurs aspects du parcours de Marla l’ont intéressé : d’abord, la revendication d’un vrai choix professionnel par passion du sexe. Marla ne répond donc pas à l’image de la pauvre femme obligée de se prostituer .
Marla aime cela. Elle prend en main ce qu’elle veut être, affirme son droit à l’hédonisme.

Le spectacle est d’abord un portrait, une auto-fiction, simple et directe, dans la ligne du travail que poursuit Denis Maillefer depuis des années.

 

REVUE DE PRESSE

> Portrait d’une prostituée décomplexée – Gérald Cordonier – 24 Heures

> écouter Denis Maillefer dans La Tête à l’envers – Laurence Froidevaux – RTS 

> Marla ou la prostitution joyeuse – Mireille Descombes – Le Matin Dimache

> 12h45 RTS  du 28 janvier – Les invités culturels : Denis Maillefer évoque sa nouvelle pièce sur une travailleuse du sexe – Marla – en présence de Marla.

> L’atelier critique UNIL – a vu Marla – Lire les critiques 

> L’Actu – La Télé – Zelda Chauvet a assisté à la générale de Marla 

 

TEXTE

DENIS MAILLEFER D‘APRÈS LES PAROLES DE MARLA ET AVEC LA COLLABORATION DE MAGALI HEU, MAGALI TOSATO ET SABRINA ROH
MISE EN SCÈNE

DENIS MAILLEFER

INTERPRÉTATION

MAGALI HEU

ASSISTANTE DE MISE EN SCÈNE

MAGALI TOSATO

STAGIAIRE DE MISE EN SCÈNE

SABRINA ROH

LUMIÈRE

LAURENT JUNOD

SCÉNOGRAPHIE

LES ATELIERS DU COLONEL

COSTUME

ISA BOUCHARLAT

SON

PHILIPPE DE RHAM

MAQUILLAGE

LETICIA ROCHAIX

ADMINISTRATION

CATHERINE MONNEY

REMERCIEMENTS

LOLA GIOUSE, LARA KHATTABI, MATHIAS BROSSARD, JONAS LAMBELET, VICTOR HUNZIKER CORPODUCTIONS
THÉÂTRE EN FLAMMES, ARSENIC – CENTRE D’ART SCÉNIQUE CONTEMPORAIN – LAUSANNE, EQUILIBRE-NUITHONIE – FRIBOURG,
THÉÂTRE LES HALLES – SIERRE.
AVEC LE SOUTIEN DE L’ETAT DE VAUD, DE LA VILLE DE LAUSANNE, PRO HELVETIA ET LA LOTERIE ROMANDE

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Denis Maillefer, la vague et l’âme

Une humanité sensible, sincère, frémissante. Consciente de son insoutenable solitude, mais confiante aussi dans la puissance du lien. Quand on pense au travail de Denis Maillefer et du Théâtre en Flammes,  fondé en 1987, on voit d’abord des décors. Des dispositifs clean sans être cliniques, vastes comme des écrans de cinéma, stylés comme des arènes contemporaines. Mais, très vite, ce sont les comédiens qui s’imposent. Yvette Théraulaz dans La Supplication, poignants témoignages des rescapés de Tchernobyl réunis par l’auteur biélo-russe Svletana Alexievitch que les acteurs relayaient dans les monumentaux ateliers mécaniques de Vevey. S’impose aussi Roland Vouilloz dans Je suis le mari de***, cri d’amour d’un petit monsieur à une femme chez qui tout était énorme. S’impose enfin Pierre-Isaïe Duc, le fidèle compagnon qui, dès Bérénice en 2000, apparaît dans plusieurs créations. Sa candeur désarmait dans Je vous ai apporté un disque, moment de théâtre insolite qui sollicitait la part cachée de chacun. Tandis que son côté terrien, ancré, permettait à L’Enfant éternel, récit d’un père orphelin, de ne pas chavirer. Pierre-Isaïe Duc est encore l’indispensable narrateur de Seule la mer, magnifique spectacle de Denis Maillefer d’après le roman d’Amos Oz. Des êtres isolés, à la dérive, flottent entre doutes et espoirs sur la crête de leur désir. Denis Maillefer aime les mots, il a fait résonner les paroles singulières d’Antoine Jaccoud, de Charles-Ferdinand Ramuz, de Philippe Forest, de Fausto Paravidino. Mais plus encore, Denis Maillefer aime ses comédiens. Avec lui, tous sont terriblement humains.

Marie-Pierre Genecand, mars 2015

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