Claire Rengade (FR)
Les Terriens
Texte: Claire Rengade.
Interprétation:
Jeu Stéphane Bernard, Colline Caen, Claire Rengade. Musiciens: Le groupe Slash/Gordon Marching. Trombone: Radoslaw Klukowski. Violon: Jérôme Ogier. Voix: Laura Tejeda. Clarinettes: Franck Giraud.
Musique: Radoslaw Klukowski. Scénographie: Elodie Monet. Lumière: Rodolphe Martin. Assistante lumière: Thalie Lurault. Son: Frédéric Miclet. Costumes: Angèle Mignot. Recherche dramaturgie & assistanat: Olivier Mesnard & Florence Bordere. Exploration gestuelle: Denis Plassard. Direction technique: Philippe Bégneu. Régie générale & lumière: Rodolphe Martin. Régie son: Frédéric Miclet. Régie accueil: Stéphane Charrier.
« L’expérience au CERN est assez émouvante; je me suis attachée au prototype gigantesque pour y planter mes mots, j’ai relu à tire-larigot Jules Verne, Dante, Reeves, Cendrars, j’ai découvert Einstein philosophe, parlé de Dieu au poste de contrôle, participé à un trafic de plants de tomates, encouragé les fantasmes autour du trou noir, appris à mesurer du « grand » au fil à pêche et fait des dessins séquentiels de tunnels avec des enfants du monde entier. (…) J’imagine, et c’est ce que raconte le texte, que nous sommes tous dans cette machine qui fonctionne selon des lois de la physique fondamentale, et cette machine, son Graal, ce serait le temps. « On n’a pas le temps et c’est vrai », parole de physicien, puisque du temps on ne sait rien. Cette machine-entreprise (« le temps c’est de l’argent ») ne pourrait s’enrayer que si l’un d’entre nous faisait « totalement autre chose »; en tombant amoureux par exemple, gagnerez-vous du temps que vous n’aviez plus? Est-ce que ça peut dévier le mécanisme central? Ou la machine elle-même aurait-elle besoin de cette fusion-là pour fonctionner? Votre vivant est-il manipulé? Nous vous invitons à entrer dans cette machine, le mode d’emploi en est simple: on/off et exercices de respiration visant à neutraliser l’angoisse (« restez froids »). C’est ludique et primaire. En résonné poétique et musical, j’écris d’emblée dans l’impossible, sous influence, le cerveau mode fantastique. » Claire Rengade