• ifeel4

    @ Gregory Batardon

IFEEL4

  • Marco Berrettini, Cie Melk Prod (CH)
  • Accueil – danse avec un choeur d'enfants
  • Du vendredi 7 au dimanche 9 avril 2017
  • Les 7 et 8 à 19h30 – Le 9 à 17h
  • Durée: 1H20
  • + Vendredi 7 avril à 18h30 : ESPACE PUBLICS / CYCLE DE RENCONTRE PHILO 45 MIN. d'introduction par le biais de la philosophie de l'esthétique par le philosophe Agustin Casalia

« La crise consiste justement dans le fait que l’ancien meurt et que le nouveau ne peut pas naître : pendant cet interrègne on observe les phénomènes morbides les plus variés. »

Antonio Gramsci, Cahiers de prison

 

iFeel4 traitera de l’être humain individuel et de sa capacité à se suffire, à se réinventer, à accepter les changements, et à réagir aux influences intérieures et extérieures.
Est-il capable de survivre tout seul ou est-ce que son instinct doit prendre en compte la socialisation, obligatoirement ? Sa révolution, est-elle conçue dans l’esprit individuel ou environnemental ? Jusqu’où sommes-nous délivrés des influences extérieures ? Est-il possible de vivre de façon à changer la génétique de notre environnement ?

Après que Dieu soit mort avec Friedrich Nietzsche, et après sa résurrection dûe aux courants spirituels des années 60 prônant qu’il est « en nous », peut-on envisager une amélioration de nos vies spirituelles sans l’existence d’un Dieu, qu’il soit en nous ou ailleurs ? Nos vies peuvent-elles être profondes, sans réincarnation, karma, mono- ou plurithéistes ? Ou est-ce que notre environnement détermine nos actes et pensées ?

Chorégraphie et danse : Marco Berrettini

Musique : SUMMER MUSIC (Marco Berrettini et Samuel Pajand)

Scénographie et lumières : Victor Roy

Costumes et accessoires : Severine Besson

Piano et chant : Samuel Pajand

Chœur d’enfants: Alexia Depallens
, Clarisse Fischer, 
Séraphine Knecht
 et Inès Heutschi

En collaboration avec: 
Atelier Musiquezag

Sous la direction de: 
Christel Roulin

Régie générale et lumière: 
Pierre Montessuit

Production et diffusion: 
Tutu Production

Production : *MELK PROD. (CH) et Tanzplantation (F)

Coproduction : ADC – Genève, BIT Teatergarasjen – Norvège, House on Fire – Programme Culture de la Commission Européenne, CND – Centre National de la Danse à Pantin

Soutiens : Ville de Genève, Pro Helvetia, Loterie Romande, Fonds SSA, DRAC Île-de-France, CORODIS

Résidences de création : ADC à Genève, TLH à Sierre, Montévidéo à Marseille, Mottatom et l’Abri à Genève, CND Centre National de la Danse, accueil en résidence.

Marco Berrettini

Danseur et chorégraphe italien, né le 23.10.1963 à Aschaffenburg (D). Son intérêt pour la danse commence en 1978, quand il gagne le championnat allemand de danse Disco. Fort de cette expérience et conscient de ses lacunes, il décide d’affiner ses capacités techniques. Dans les prochaines trois années, il fréquentera des maintes leçons et stages de danse Jazz, Moderne et de ballet classique. Parallèlement à sa formation à l’école régulière, il travaille pour l’école de danses de salon BIER à Wiesbaden en Allemagne; chorégraphiant des soirées Gala avec une troupe d’amateurs (26 garçons et filles). C’est ainsi qu’il rentrera, pour la première fois, en contact avec la chorégraphie, avec les comédies musicales américaines, qu’il regarde à la télévision pour copier des passages qu’il adaptera ensuite pour ses danseurs. Après le baccalauréat, il commence sa formation professionnelle de danseur; tout d’abord à la London

School of Contemporary Dance, pour ensuite se diplômer à la Folkwangschulen Essen, sous la direction de Hans Züllig et Pina Bausch. Là-bas, il développe son intérêt pour le Tanztheater et il débute comme chorégraphe avec un Solo : « Le Père Noël lubrique «. Depuis ce temps, la technique Jooss/Laban/Leeder/Cecchetti représente tout pour lui; et pour les 10 ans à venir, il sera très influencé par l’oeuvre chorégraphique de Pina Bausch, surtout en ce qui concerne la « forme » (tout en gardant un faible pour Balanchine). En ce qui concerne les contenus des pièces chez Pina Bausch, Reinhild Hoffmann et même des réformateurs de la danse classique tels que Forsythe, il reste sceptique. La différence générationnelle se fait sentir. À la suite de sa formation, il essaie de monter sa propre compagnie à Wiesbaden. Il faut dire, sans aucun succès. Pour accompagner ses tentatives de se faire un nom comme chorégraphe, il étudie pendant 2 ans l’Ethnologie européenne, l’Anthropologie culturelle et Sciences théâtrales à l’Université de Francfort. Pendant quelques années Berrettini a du mal à faire démarrer sa carrière de chorégraphe; cela ressemble plus à un combat contre des moulins à vent. Il aurait pu travailler à Wuppertal ou dans une compagnie de danse classique, mais il croit dur comme fer, qu’un jour ça marchera. En attendant le succès, il paye son loyer en jouant à Backgammon ou en donnant des cours de danse à des amateurs. En 1988 il signe un contrat comme danseur avec une compagnie de danse parisienne. Il est las de l’Allemagne et espère avoir plus de possibilités en France. Cette fois il gardera raison. À côté de son travail pour le chorégraphe marseillais Georges Appaix, il crée ses propres pièces. Sa compagnie, à l’époque, s’appelle encore «Tanzplantation ». En 1999 le Kampnagel de Hambourg produit son spectacle « MULTI(S)ME ». Entre-temps sa troupe compte environ 12 membres. Sur une proposition du directeur Res Bosshart, la compagnie change son nom. *MELK PROD.